Éditorial du 26 mai 2010 :
Carrière: premières décisions
Le comité consultatif sur l'avenir de la carrière s'est réuni ce mardi. Le maire, Denis Roche, a fait approuver le PV de la réunion précédente (Midi-Libre du 9 novembre 2009), précisant qu'il avait attendu l'accord de la préfecture sur la mise en sécurité du site pour convoquer cette deuxième réunion. Ce feu vert est arrivé le 15 mars.
Il a fait le point sur l'avancée du projet, en indiquant qu'un dossier très complet lui avait été remis par le club de VTT de Calvisson et que leurs activités sur le site pouvaient démarrer très vite.
Les contacts avec le conseil général du Gard devraient déboucher rapidement sur le financement à plus de 60 % d'une étude concernant les aménagements de voirie depuis la déviation de Sommières en passant par Fontvinouse, Gerbu et la route de Saint-Etienne. Il y serait notamment question de la suppression des multiples ralentisseurs (au profit d'un système de chicanes). Un schéma de déplacements doux (piétons et bicyclettes) sera également validé.
L'actuelle déchetterie sera supprimée et la communauté de communes du pays de Sommières (CCPS) aménagerait un site ultra moderne d'environ 4 000 m2 à l'entrée de la carrière. Si cette opération est bien pensée, selon Luc Pascon, adjoint à l'environnement, elle ne sera pas incompatible avec l'aménagement de la carrière en zone de sport et de loisirs.
Un espace de quelques mêtres-carrés pourraient aussi être réservé pour les services municipaux (stockage provisoire, etc.).
Sur une proposition convergente d'Alain Avesque (APROMICAV) et de Stéphane Cartou (Calvisson cadre de vie), une zone naturelle pourrait être inscrite dans le projet. Elle couvrirait le site du Roc de Gachone, celui, néolithique, de Cante-Perdrix, et celui dit de « la combe des mazets », afin d'obtenir un massif homogène définitivement protégé.
L'adaptation du lieu à des spectacles pourrait s'inspirer de ce qui se fait dans les carrières de Junas.
Après avoir rappelé que, si le projet des vététistes pouvait déboucher à la rentrée, le maire a précisé qu'il était nécessaire d'établir un « timing », afin d'étaler les aménagements dans le temps, sans doute sur une période de cinq à six ans.
Malgré quelques réticences émises par l'adjoint aux finances, inquiet des dérives possibles, le maire a conclu: « Mon premier souci est d' inscrire ces décisions dans le Projet d'aménagement et de développement durable (PADD), que je compte faire voter lors du conseil municipal du 6 juillet. Il nous faudra également mettre sur pieds un cahier des charges intégrant tous les aspects de l'opération ».
En fin de réunion, il s'est dit ravi de l'ambiance dans les divers comités consultatifs mis en place: arènes, carières, culture, etc.
« C'est ça la démocratie participative! » s'est-il exclamé!